23.11.2007

Appel à tous les membres de la Fédération des Français de l´étranger

Je voudrais commencer en vous demandant d´aller voter mercredi prochain. De préférence pour moi, bien sûr, mais allez voter. Notre forte participation montrera que nous sommes attachés à la démocratie, que nous, socialistes de l´étranger ne baissons pas les bras, que nous y croyons. Parlons maintenant du choix que vous allez faire. Il est certes difficile de choisir entre les candidats, d´autant que nous sommes trop loin les uns des autres pour qu´une rencontre, un débat, une discussion, nous permettre de faire un choix basé sur une personnalité, sur une apparence physique, sur des techniques de communication. Il ne reste que les idées, et c´est très bien ainsi. Les idées sont trop importantes pour disparaître dans des techniques de communication. Je sais que l´on peut juger sur les professions de foi. Certaines sont mieux présentées que d´autres, les autres sont plus fournies en propositions. Juger sur la présentation, c´est déjà avantager ceux qui ont un entourage qui sait jouer avec les nouvelles technologies, et ne préjuge en rien de la capacité à nous représenter au Sénat. Juger sur les propositions, cela peut être intéressant, mais je n´ai pratiquement pas vu de propositions de candidats qui ne figurent pas dans les propositions de la FFE pour la campagne présidentielles ou dans le programme de Ségolène Royal. Vous voulez vérifier, regardez aux adresses suivantes : • Propositions de la FFE , • Propositions de Ségolène Royal à Berlin , • Lettre de Ségolène Royal aux camarades de la FFE De mon côté, j´ai fait quelques propositions concrètes, notamment en matière d´utilisation des technologies de l´information, mais j´ai découvert après coup que 5 camarades de la FFE (Baptiste Ast de Kaboul, Afghanistan, Sandrine Bertin de Waterford, Irlande, Fabrice Romans de Luxembourg, Noel Hatch de Londres, Royaume-Uni, et Rene Clay de Rio de Janeiro, Brésil) avaient déjà fait auparavant une remarquable motion sur la création d´un outil de communication moderne au sein du parti socialiste, motion à laquelle je m´associe totalement : Un nouvel outil de communication Pour ma part, vous trouverez mes idées dans ma profession de foi et dans ma lettre aux français de l´étranger sur mon site de campagne (http://alainlefebvre.blogspirit.com). Mais je voudrais aujourd´hui insister sur quelques éléments importants pour moi, plus généraux peut-être, mais qui vous permettront de mieux me connaître, et qui sont à la base de mon engagement militant dans les mouvement de défense de l´environnement (Amis de la Terre, Greenpeace), puis syndicaux (CFDT) et plus récemment politiques (Désirs d´avenir, Parti socialiste). Je suis fier d´être de gauche, je suis fier d´être socialiste: je le suis car je veux l´égalité politique en France, je veux plus d´équilibre hommes femmes , je veux voir un Parlement plus représentatif, notamment en termes de minorités; je me battrai pour de bonnes écoles publiques; je pense que nous devons à nos anciens le respect et la solidarité, car ils ont construit la France, et je veux qu´ils aient accès aux soins qu´ils ont mérité par leur travail et leurs accomplissements; je veux des enfants en bonne santé, qui ne sont pas les victimes du marché qui leur fait avaler ou respirer n´importe quoi; je veux que la police nous protège, qu élle soit au milieu de la population, et je veux que l´uniforme nous rassure au lieu de nous angoisser, comme l´entraîne la politique Sarkozy; je veux un air que nous puissions respirer, une eau que nous puissions boire, des poissons dans les rivières, des forêts où l´on peut se promener, des chants d´oiseau et celui des grenouilles, je veux des villes humaines, des entreprises éthiques, qui ne vivent pas de l´exploitation du tiers monde et du travail des enfants, je veux des journalistes qui peuvent dire la vérité sans craindre pour leur avenir, je veux de la musique et de la danse, et des emplois pour tous qui permettrent de vivre et pas seulement de survivre. Voilà mes valeurs, mes principes, et voilà ce sur quoi je me battrai pour vous si vous me choisissez. Avec énergie, et si nécessaire en communiquant fort, très fort. Je suis aussi un démocrate, et donc très attaché à la notion de pluralisme, ainsi qu´à la démocratie participative. En effet, nous ne progresserons qu´en faisant dialoguer, notamment à gauche, des sensibilités différentes; je ne veux pas d´un parti unique de godillots PS, comme l´UMP; au contraire, des divergences, des différences naissent le dialogue et le progrès. C´est aussi pourquoi je suis un partisan de la proportionnelle. Et la démocratie participative en est le complément, car elle permet la confrontation des idées: si j´ai participé activement á la campagne de Ségolène Royal, ce n´est pas à cause de l´ordre juste, mais parce que la démocratie participative est une manière de dialoguer sur le terrain, de nous permettre de peser sur notre quotidien, de reprendre le contrôle de nos vies, de dépasser sur les sujets quotidiens la démocratie seulement représentative. Je le vois ici dans les pays nordiques, cela peut marcher, et une société citoyenne est efficace, très efficace, comme en témoignent les taux de chômage, les taux de croissance, et la sensation de bonheur exprimée dans les enquêtes en Finlande, en Suède et au Danemark. Pour les Français de l´étranger, le concept de démocratie participative devrait nous permettre d´avancer. Et je me refuse á vous donner une liste de propositions recopiée des travaux de notre fédération, ce qui serait peu honnête. Mais j´ai un principe, celui de l´égalité entre Français de France et français de l´étranger. ainsi, en France, grâce à la gauche, un citoyen en difficulté a droit à un RMI et des prestations qui lui permettent de vivre: à l´étranger, je me battrai pour que l´on remplace les allocations sociales insuffisantes attribuées de manière inégale dans les différents pays par une prestation complémentaire pour assurer la subsistance de nos familles en difficulté, en complément des systèmes locaux. Un Français de France qui a travaillé et est au chômage a des allocations, un français de l´étranger qui revient parce qu´il a perdu son emploi doit bénéficier d´allocations chômage au premier jour. La scolarité en France est gratuite, elle doit l´être pour nos enfants à l´étranger. Il en va de même en matière de santé, mais il est vrai que la CFA est un bel instrument. Et la France doit aussi se préoccuper de la sécurité de ses citoyens résidents á l´étranger, comme le gouvernement semble vouloir le faire en France, il est vrai sans succès En tous cas, je vous souhaite un bon vote, et j´espère que vous discuterez et partagerez mes valeurs, et que nous pourrons cheminer ensemble dans les années qui viennent. Amitiés socialistes Alain LEFEBVRE, Stockholm, 22 novembre 2007

Un mandat ou plusieurs mandats?

Une question de Puilippe: Chers candidats aux primaires sénatoriales, J'ai une question simple à vous poser (et désolé si vous y avez déjà répondu dans des messages précédents). Dans sa profession de foi, une candidate s'engage d'entrée de jeu à n'effectuer (si elle est élue) qu'un seul mandat de 6 ans. Parce que (dit-elle) cette mission élective nécessite un engagement fort, elle souhaite en limiter la durée pour conserver le maximum de dynamisme et ne pas « s'installer ». Et vous? Êtes-vous prêt à prendre ce type d'engagement? Ou, si vous êtes élu au Sénat, comptez-vous vous y «installer »? Merci d'avance pour votre franchise et bonne chance à toutes et à tous. Philippe Personnellement, je ne ferai qu´un mandat. En effet, je n´ai pas besoin de 6 ans de rodage, comme Théo, dans la mesure où je connais bien le travail parlementaire pour avoir été responsable pendant 3 ans à la direction Générale de la santé des questions législatives, incluant la préparation des lois de finances (budgets), et avoir donc passé pas mal de mes jours et de mes nuits au Sénat pour négocier. Par ailleurs, j´ai 57 ans, et je considère comme le font les pays nordiques qu´un homme ou une femme politique doit s´arrêter comme le reste de la population à 65 ans maximum. Enfin, le non-cumul et la restriction á un mandat permettent d´éviter d´avoir des politiciens professionnels et donc d´avoir de vrais représentants, venant des groupes qu´ils représentent, et sachant qu´ils y retourneront, ce qui est une bonne stimulation. Amitiés socialistes alain Stockholm

12.11.2007

Réponses aux questions de la section de Bruxelles sur l´immigration, les retraites, l´école, la fiscalité, l´Europe, les francais de l´étranger, la politique internationale, la francophonie

. . . . . Bonsoir, Je ne pourrai pas être parmi vous ce 19 novembre, et je vous remercie de nous donner l´occasion de nous exprimer dans le cadre de votre débat. Voici donc quelques réponses à vos questions. La nouvelle législation sur l´immigration Le durcissement des lois sur l´immigration et notamment tout ce qui concerne le regroupement familial est un exercice à la fois vain et dangereux. Vain, parce qu´aucun contrôle aux frontières, aucune règlementation ne peut mettre fin à des flux provoqués par des conditions de vie qui se dégradent dans les pays les moins développés. Un des problèmes est que les multinationales qui exploitent les ressources naturelles pour les profits de leurs actionnaires et celui de quelques privilégiés dans ces pays n´ont aucun intérêt au développement. Un autre est que les pays développés ne respectent pas leurs engagements en matière d´aide au développement. Sanctionner l´immigration irrégulière et en même temps ne rien faire pour l´enrayer dans le pays d´origine est donc de l´hypocrisie. C´est dangereux aussi, dans la mesure où freiner l´arrivée des familles des travailleurs immigrés est au final un inhumain déni d´intégration. Plus rapidement arriveront les familles, plus facile sera l´intégration. Imaginez le regroupement de gens séparés depuis 5 ou 10 ans, les enfants qui grandissent et ne connaissent plus leur père, et un père qui a vécu sans famille tout ce temps! Emigrer est déjà difficile, j´en sais quelque chose, mais sans famille, c´est encore plus dur de s´intégrer. Ajoutons à cela le fait que la droite a progressivement diminué les moyens des services d´accueil aux migrants, que les durcissements de politique accroissent le nombre de clandestins que l´on ne peut faire participer à des actions d´intégration, ajoutons la tolérance excessive pour les patrons, notamment du secteur du bâtiment, qui emploient beaucoup de clandestins pour leur plus grand profit, et j´ai honte de la France. Le reste tient du gadget, parfois à la limite du racisme ou de la provocation: les tests de français (pourquoi pas des tests pour les français!), les tests ADN, inutile gadget inventé pour satisfaire les électeurs du Front National, etc... En réalité, la politique dite de l´immigration est un nuage de fumée pour faire penser aux français que l´autre, l´étranger, est responsable de tout ce qui va mal, ce qui est bien pratique pour le gouvernement. Diaboliser l´étranger, le rendre responsable des problèmes, c´est vieux comme l´humanité. Que pensez vous du système scolaire français à la lumière de nos et vos expériences extérieures ses points forts et ses faiblesses ? Le système des grandes écoles, un bon outil, y a-t-il d'autres alternatives, la carte scolaire doit-elle disparaître ? Vu des pays nordiques, et notamment de Finlande, mon pays de prédilection (ma femme est finlandaise), le système scolaire français forme des étudiants de haut niveau, dont les qualités sont remarquées dans le reste de l´Europe. Les entreprises nordiques en sont friandes, ils sont de bon niveau et ont une culture générale étendue. Mon sentiment, par comparaison, est que notre système est dur pour ceux qui, pour différentes raisons (sociales, culturelles, physiques par exemple) sont en situation de faiblesse: nous mettons les jeunes trop facilement en échec, alors que nos enfants devraient tous être poussés pour réussir. Cela suppose des moyens supplémentaires, certes, au niveau du primaire notamment, mais surtout une façon de considérer différemment la scolarité, dont le but ne doit pas être de sélectionner les meilleurs. Le problème des grandes écoles est à ce titre marginal, et ce qui me frappe est l´indigence des moyens des universités: contrairement aux autres pays européens, nous dépensons plus pour les lycéens que pour les étudiants. La réforme de l´université passe par un effort. Quant à la carte scolaire, étant fils d´enseignants, je sais comment les privilégiés peuvent l´éviter... Le problème n´est pas la carte scolaire, là encore, mais que les moyens et les enseignants aillent dans les écoles dont les élèves ont le plus besoin de soutien. Quelle réformes pour assurer la pérennité de notre système de retraite par répartition ; compte tenu du vieillissement de la population ? Bien sûr, il faut réformer, et ne pas faire payer aux générations suivantes l´addition. Il faudra travailler plus ou gagner moins. Mais soyons équitables: les ouvriers vivent environ 7 ans de moins que les cadres, qui toucheront au total des sommes bien supérieures ... donc une modulation de l´effort en fonction des conditions de travail, de la pénibilité, me paraît le minimum. Je ne suis pas choqué qu´une catégorie qui a des conditions de travail difficile et vit 5 ans de moins que la moyenne parte à la retraite quelques années avant les autres. Il faut un travail préalable d´analyse plus sérieux, cela prend du temps, mais c´est une voie à explorer. Au delà de notre condamnation largement justifiée du paquet fiscal Sarkozy, quel plan fiscal alternatif proposons-nous pour soutenir la croissance et réduire le poids de la dette publique. Nos pays nordiques ont développé des écotaxes, pour diminuer la fiscalité traditionnelle, et notamment les taxes sur les produits, et j´y suis très favorable. Une autre tendance ici, y compris pour la droite, est de consentir des allègements fiscaux à ceux qui travaillent et ont un revenu moyen ou bas, au contraire de Sarkozy. Le résultat est bon pour la consommation, donc pour la croissance, bon pour l´incitation à la reprise du travail pour ceux qui sont au chômage, bon pour mettre fin au développement du nombre de travailleurs pauvres. Si la gauche revient au pouvoir, il faudra donc revenir sur les avantages fiscaux actuels, mais alléger ceux sur les bas salaires: de plus, sur un plan économique, les personnes les moins riches consomment au lieu d´épargner, ce qui est bon pour l´économie, et elles consomment moins de produits étrangers, ce qui est bon pour la balance commerciale... Ajoutons à cela qu´il faudrait taxer les stock options comme les autres revenus, et les inclure dans l´assiette des cotisations sociales. La moindre des choses... Que devrait être la politique européenne du PS? Le PS au pouvoir a toujours été trop timide sur l´Europe, qui ne me paraît pas l´avoir beaucoup intéressé, à l´exception de certaines individualités comme Moscovici. La France a pourtant encore du poids dans les négociations, avec des droits de vote importants, et une influence réelle. Le PS devrait faire comme les mouvements écologistes: investir l´Europe, et l´utiliser pour faire passer les idées sociales dans toutes les décisions. Il faut renforcer notre diplomatie dans tous les pays européens, pour nouer des alliances avec les pays et pousser nos pions, il faut aider les syndicats à faire du lobbying à Bruxelles, il faut développer les équipes de recherche françaises sur les sujets sociaux et les aider à s´impliquer dans les projets européens... alors que les gouvernements français de ces dernières années ont réduit notre réseau diplomatique européen. Ce n´est pa brillant. Quel rôle pour l'Europe dans le monde et comment? Sur le plan économique et social, l´Europe est le principal marché dans le monde, et elle a donc la possibilité de réellement peser pour la prise en compte des normes sociales et environnementales dans les négociations économiques internationales. Au lieu de quoi, ces négociations, qui sont menées chez nous sous la domination du ministère de l´économie et des finances, oublient l´environnement et le social. Triste, et la France en est complice. Sur le plan politique, l´Europe est aussi un lieu privilégié de démocratie, et nous avons le devoir de la promouvoir. Dans ce domaine, nous avons déjà plus d´influence que ce que nous le disons (sur l´Iran par exemple). Mais les 10 ans qui viennent seront ceux de la progressive mise en place d´une politique étrangère européenne. Et j´espère que nos démocratie joueront une rôle stabilisateur, et que nous saurons continuer à promouvoir les droits de l´homme. Accessoirement, dans de nombreux pays non européens, notamment les petits, j´espère que nous aurons des ambassades et des consultas européens...ce serait un beau symbole. Comment envisagez-vous une meilleure représentation des Français de l'étranger ? Comme dans toutes mes déclarations, je veux insister sur l´égalité de droits entre français de l´étranger et français de France. Nous devons donc obtenir un conseil général des français de l´étranger pour gérer nos écoles et notre système social notamment. Nous devons aussi bénéficier de la décentralisation. Bien entendu, je tiens à ce que le président Sarkozy tienne les promesses du candidat, et nous octroie une quinzaine de députés pour nous représenter. Quelles doivent être les priorités de la politique étrangère française ? La politique étrangère est un outil pour remodeler le monde tel que nous le voulons, nous socialistes, et non l´instrument des égoïsmes qui paient á court terme et nous condamnent à moyen terme. Etant socialiste, je considère que les déséquilibres du monde, et sa violence, viennent d´abord de la misère et de l´ignorance. Je désapprouve le creusement des inégalités entre riches et pauvres. Les solutions sont connues, et je soutiens l´idée qu´il faut aider les pays pauvres en conduisant en partenariat avec eux une politique de co-développement équitable et solidaire. Je n´en attends pas des miracles immédiats, une telle politique prend du temps pour donner des résultats, mais cela me paraît être la seule méthode pour améliorer le monde. Aussi, les priorités de la politique étrangère me paraissent devoir être le développement, la santé et l’éducation. Un second volet de cette politique étrangère française doit être la dénonciation des abus de droits, des entorses aux droits de l'Homme, des crimes de guerre, des meurtres politiques. A cela, j´ajouterai le fait que la préparation de l´après pétrole est une priorité absolue, car des drames se préparent avec la raréfaction des ressources énergétiques, les catastrophes climatiques, sanitaires et sociales, et le conséquences prévisibles sur la sécurité du monde. Enfin, tout ceci est vain si la France agit seule. L´Europe est en effet à mon avis le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix, et nous devrons nous associer avec nos partenaires européens pour développer notre politique en direction du sud. La francophonie a-t-elle encore un sens dans un monde globalisé ? Je ne suis pas un spécialiste de la francophonie. Je sais que la francophonie est un concept intéressant dans notre monde globalisé, elle fait intervenir des solidarités culturelles et des affinités dans un monde qui a tendance à ne reposer que sur des données économiques et des rapports de force. Le développement du français, qui est toujours une langue diplomatique et culturelle importante dans le monde, devrait ne pas être négligé, d´autant que de nombreux pays rejettent le modèle américain représenté par l´anglais. Il y a des opportunités, gâchées par une politique à courte vue : la francophonie est utilisée par les gouvernements comme un trompe-l´œil pour masquer l´indigence et la disparition progressive des crédits consacrés au rayonnement de la culture française et aux cours de langue gratuits. Dommage : on n´a jamais autant parlé de francophonie et aussi peu fait pour elle… -- Alain Lefebvre Stockholm Site de campagne: http://alainlefebvre.blogspirit.com/ Blog: http://desirsd-avenireuropedunord.blogspirit.com/

11.11.2007

Une intervention d´Aurélie Filipetti

Bonjour à tous En soutien de ce que j´ai écrit dans mon dernier post, une intervention d´Aurélie Filipetti concernant l´indigence de la politique culturelle pilotée par le MAE, à consulter sur son blog: Les acteurs du rayonnement de la France dans le monde sont inquiets de notre capacité à y maintenir sa présence culturelle et linguistique. La France a tout à gagner de la circulation accrue des personnes, des idées et des produits. Néanmoins, on ne peut prêcher haut et fort la diversité culturelle tout en rognant sur les moyens de notre action. Ainsi, sous couvert de rationalisation, une vingtaine de centres culturels ont été fermés depuis 2000 La suite sur le blog d´Aurélie Filipetti, députée: http://aureliefilippetti.free.fr/index.php?post/2007/11/09/Agenda-du-jeudi-8-novembre

06.11.2007

Lettre aux socialistes de l´étranger

La plupart des sections vont se réunir pour discuter des candidatures aux primaires sénatoriales, et certaines ont déjà demandé aux candidats de participer à leurs réunions, ou à défaut d´envoyer une contribution qui sera lue lors du débat. J´ai préparé cette lettre dans ce but, ayant peu de possibilités de déplacements. Je voudrais en effet vous dire à quel point ce type d´exercice est déséquilibré et inégal: pour participer aux débats, il faut de l´argent et du temps, c´est-à-dire soit être relativement riche ou avoir le soutien de réseaux qui peuvent vous financer. Je suis frappé par le fait que quelques candidats se déplacent beaucoup, et je ne sais pas comment ils font. Les contraintes financières et professionnelles m´en empêchent, je ne peux pas me permettre de perdre mon emploi. Cela signifie-t-il que les primaires vont sélectionner en fonction des moyens des candidats? Je ne l´espère pas, et je pense que nos militants sauront nous juger sur les idées. Vous avez ma profession de foi, vous savez donc que je suis un adhérent récent au Parti Socialiste, que je suis venu comme d´autres en 2006, après avoir été l´un des premiers créateurs de groupe Désirs d´Avenir et l´un des premiers soutiens de Ségolène Royal. J´ai milité chez les Amis de la Terre et à Greenpeace, j´ai été un militant CFDT, mais je n´avais pas approché le PS, sauf pour participer aux travaux des groupes du Parti autour de Lionel Jospin lorsqu´il a été nommé Premier Secrétaire. Ce sont des craintes sur l´avenir de notre société qui m´ont fait m´engager. Nous connaissons apparemment un glissement à droite, les derniers projets du gouvernement le prouvent bien. Seul, aujourd´hui, le Parti socialiste semble en mesure d´enrayer ce mouvement, et les critiques que nous subissons ne sont que le reflet d´une attente générale d´un contrepouvoir à base socialiste. Et je compte bien y participer comme militant et aussi peser comme sénateur. Sur le plan politique, j´ai vu peu de candidats s´exprimer sur leurs convictions, car il y a de grandes différences d´approches du socialisme. Pour ma part, je suis proche des sociaux démocrates nordiques, avec un attachement viscéral à la protection sociale collective, par opposition au blairisme, ses privatisations et sa tendance à utiliser les mêmes mots que les libéraux et les conservateurs, validant ainsi les valeurs de la droite. Je pense aussi que le pluralisme et les échanges entre personnes d´opinions différentes sont des éléments majeurs de la démocratie. Je suis donc pour l´existence de plusieurs partis à gauche (d´extrême gauche, communistes, etc.) car ce n´est pas en créant un grand PS du centre à la gauche de la gauche qu´on gagnera. Je tiens à la proportionnelle, et je ne pense pas qu´une « dose » de proportionnelle suffise. Et enfin, je pense que l´enjeu du futur est à la fois l´environnement, pour notre survie, et l´utilisation du progrès technique au bénéfice de tous, qu´il s´agisse des biotechnologies ou des technologies de l´information, alors qu´il y a souvent appropriation par des groupes privilégiés. Pour le reste, mes opinions sont proches de celles de la plupart de mes camarades du PS. Nous pensons que la solution aux problèmes de la délinquance réside dans la prévention. Avec quelques camarades proches de la gauche du PS, nous sommes en train de travailler sur un socle de droits fondamentaux pour tous les français : en termes de logement, d´eau, d´électricité, de nourriture, de transport et nous tentons de définir des méthodes simples pour garantir un accès à ces droits. Mais, comme le demandent les sections, reste à vous faire partager ma conception du rôle de Sénateur des Français de l'étranger. Au risque de vous décevoir, et malgré ce que peuvent vous dire mes camarades candidats, la marge de manœuvre d´un sénateur socialiste des français de l´étranger est limitée. La Constitution lui interdit tout mandat impératif (on ne peut l´élire sur un mandat précis, dans l´intérêt d´un groupe par exemple, il travaille pour la France), et son principal rôle est de voter, parfois de proposer la loi. Etant au parti socialiste, je me conformerai aux instructions du Parti. Donc, théoriquement, il n´y a pas une énorme marge de manœuvre. Mais je sais bien que le rôle des sénateurs de l´étranger ne se limite pas à cela, nos représentants actuels nous le montrent. Et ce rôle élargi est nécessaire, faute de députés nous représentant. Je suis atterré de voir que malgré les promesses de droite ou de gauche, une Commission présidée par un socialiste nous refuse d´être représentés comme les autres à l´Assemblée Nationale. Si l´on ajoute qu´en février dernier un autre socialiste proposait de nous taxer, il y a donc pour nos sénateurs beaucoup de travail à l´intérieur de notre parti pour revenir sur ce qui est manifestement soit de la méconnaissance, soit du mépris. Et je vous promets de m´y employer. Pour cela, je propose de développer les relations entre les sénateurs socialistes représentants les Français à l'Etranger (avec à l'avenir les députés socialistes représentants les Français à l'Etranger), les membres socialistes de l'AFE , la FFE (Bureau et conseil), les parlementaires socialistes européens ainsi que les secrétaires/délégués nationaux traitant de ces questions, avec des réunions deux fois par an au travers d'une "Commission du PS sur les questions européennes et internationales" à créer. Je pense qu´il est temps de revoir la manière dont les questions européennes et internationales sont traitées au PS, pour éviter les couacs que l´on connaît et la prolongation de politiques dépassées, comme en Afrique. Nos sénateurs se déplacent aussi pour rencontrer les communautés des français de l´étranger, et ils publient sur leur site des informations dont nous pouvons tous profiter. Bien entendu, je m´associerai à cette initiative, qui je pense pourrait bénéficier d´un peu de renfort pour sa mise à jour pour être plus utile. Je développerai aussi une lettre bimensuelle en m´appuyant sur les sections du PS, avec aussi des informations locales d´intérêt général. Plus généralement, je pense qu´il faut aussi mieux utiliser les nouveaux outils (Internet, email, blogs, Facebook etc.) pour accroître nos échanges et de systématiser des actions/réactions appropriées, et ainsi sortir des expériences individuelles pour réaliser des réactions collectives. Je militerai aussi pour la création de sections virtuelles, afin que les isolés puissent se regrouper par régions et s´administrer. Les nouvelles technologies le permettent. En matière sociale, j´ai exposé mes conceptions dans ma profession de foi. Pour moi, c´est la nation qui prime, et non le lieu de résidence, et cette nation française inclut tous les Français, de métropole et de l´étranger. Elle leur confère les mêmes droits fondamentaux : des études en français gratuites pour les enfants de résidents français dans tous les pays, au besoin en utilisant Internet, les français en difficulté sociale à l´étranger doivent bénéficier non d´une aumône sociale consulaire, mais d´une forme de revenu minimum garanti complémentaire aux allocations nationales lorsque celles-ci sont trop faibles (je connais le problème pour l´Afrique et l´Europe de l´Est, pour avoir été sollicité sur certains cas, cela doit être identique en Asie et Amérique du Sud) et les français qui reviennent en France doivent avoir un accès immédiat aux allocations de chômage et à l´assurance maladie sans délai de carence, car après tout, ils ont aussi travaillé. En réalité, il faut renverser la vision des français de l´étranger, y compris au sein du PS : nous ne sommes pas des gens qui ont trahi la France, qui l´ont quitté et à qui l´on concède certains avantages parce qu´ils votent, nous sommes une extraordinaires richesse pour la France, par notre connaissance d´autres réalités, par les ressources que nous réinjectons dans l´économie nationale, par l´influence que nous avons sur les pays dans lesquels nous vivons, où nous pouvons être les instruments de l´ influence française. Le Parti Socialiste doit aussi en prendre conscience. Il y a beaucoup d´autres choses à dire. Comme les autres candidats, je suis frappé par le fait que l´on nous parle de francophonie, et qu´on limite les moyens des services culturels et des lycées français. On réduit les services diplomatiques et consulaires, au détriment de la protection et des services qu´ils nous apportent. Il y a clairement une volonté de faire des économies à notre détriment, et à celui du rayonnement de la France. C´est petit, c´est mesquin, et soyez sûr que, comme tous les candidats, je me battrai pour dénoncer cette attitude. Je vous remercie, et je souhaite porter grâce á vous ce combat dans les prochaines années ! Alain Lefebvre Candidat aux primaires sénatoriales Section de Stockholm Site de campagne: http://alainlefebvre.blogspirit.com/ Blog: http://desirsd-avenireuropedunord.blogspirit.com/

05.11.2007

Petit bréviaire à l´usage des électeurs de la primaire sénatoriale

Après avoir lu les professions de foi, j´ai posté il y a 3 jours sur le Forum de la FFE le billet ironique suivant. Je crains en effet de ne pas être tout à fait comme la majorité de ces candidats (je parle des hommes), qui nous ressortent de vieilles formules que l´on a vu dans tous les programmes socialistes depuis 20 ans, et qui nous ont menés à une France de droite. Voci donc ma contribution, purement subjective bien sûr. A vous de juger ! Francophonie : Concept intéressant défendu et analysé par quelques candidats. Aucun candidat ne note qu´il s´agit d´un trompe l´œil qui s´est développé au fur et à mesure que les crédits consacrés au rayonnement de la culture française et aux cours de langue gratuits se sont évaporés. Il consacre l´évolution du culturel, piloté par des enseignants et des professionnels, aux diplomates, qui préfèrent l´évènementiel : organiser un sommet, cela vous pose un ambassadeur, alors que fermer un institut français, c´est bon pour la carrière. Je me trompe ? Mais pour nous, candidats, ce n´est pas bon à dire… Courants : N´existent plus au Parti socialiste depuis deux ou trois ans, officiellement. En tous cas, ne pas en parler, surtout si on a adhéré ou si l´on appartient toujours à telle ou telle écurie, les électeurs risquent d´en prendre ombrage. Un seul candidat indique « je n´appartiens pas á un courant », les autres passent sur leurs engagements précédents. On n´en saura pas plus. Courageux, nos candidats. Ou prudents. Laurent Fabius : Remarquable homme politique socialiste, ex Premier Ministre, a sauvé par son intervention face à Borloo sur la TVA sociale une cinquantaine de sièges socialistes. Mais ne fait que 3 ou 4 % d´opinions positives chez les français, a été battu aux primaires socialistes pour la présidentielle. A dit non au référendum sur la constitution après ne pas avoir joué le jeu de la démocratie interne. Mauvais de s´y référer, d´ailleurs aucun candidat n´en parle. Surtout pas ceux qui l´on soutenu. Dommage, c´est un homme de valeur. Dominique Strauss Kahn Ne pas s´y référer non plus : a quitté la France pour la direction du FMI, organe libéral s´il en fut. Ses partisans sont un peu perdus, y compris nos candidats à la primaire sénatoriale qui le soutenaient et qui n´osent pas en parler. Dommage, il ne mérite pas votre silence, camarades : les socialistes respectent vos opinions passées, et votre silence manque de cran. Un peu de courage, que diable ! Ségolène Royal A part moi, mais je suis suicidaire, un seul candidat en parle dans sa profession de foi, pour courageusement dire qu´il l´a soutenue (comme nous tous en janvier dernier). Je lui ai posé la question de savoir s´il l´a soutenue avant, c´était le cas, mais il ne l´a pas affiché publiquement. Faut dire que Ségolène, pour un candidat, c´est un gros risque : ses partisans sont-ils encore dans le parti ? Dans le doute, on ne s´y réfère pas, ni à ses idées. Alors, les autres, quand vous êtes-vous ralliés à notre candidate ? Profession des candidats Mieux vaut être ingénieur, docteur, consultant, haut fonctionnaire du Quai d´Orsay, chef d´entreprise pour être candidat aux sénatoriales socialistes. Il faut dire que les hauts revenus, cela facilite les voyages pour se vendre aux sections. Dans les sections, il y a pourtant des chômeurs, des ouvriers, des gens qui font des traductions pour gagner leur vie, ceux qui ont des emplois de bureau ou travaillent en usine. Mais aucun n´est candidats. Il y a juste Théo, je ne sais pas ce qu´il fait réellement pour gagner sa vie? Rénovation Les candidats se référent au parti pour dire qu´ils ont milité et adhéré depuis des lustres, mais personne n´indique comment il souhaite le rénover. Il faut dire que la plupart y sont depuis longtemps, y compris á des postes de responsabilité. C´est un peu difficile de dire : « j´ai joué un rôle actif au plus haut niveau, á la FFE, au PS. Les résultats sont là, la FFE domine l´UMP, le PS est en bon ordre ». Donc je comprends leur humilité : les militants risquent de penser soudain que la rénovation passe par le changement des élites, ce qui chez les hommes ne laisserait que 2 ou 3 candidats… A méditer pour le choix final. Candidature féminine Relisez bien les professions de foi et surtout les débats sur le site de la FFE. Certains candidats ont indiqué dans leurs professions de foi qu´ils soutenaient l´idée d´une tête de liste féminine, et je dis « Banco ». Même si je ne suis pas persuadé par tous les arguments avancés (« parce qu’une candidature féminine apporte souvent un plus dans les élections » me paraît peu adéquat, par exemple, c´est utilitariste, pas idéaliste). Mais d´autres ont cherché toutes les chicaneries juridiques possibles pour l´éviter. Mais, prudents, ils ne l´ont pas mis dans leur profession de foi. A la limite de l´honnêteté. Renseignez-vous. Ministère des Affaires Etrangères Est chargé de la diplomatie, mais aussi des français de l´étranger. S´illustre sous tous les gouvernements depuis 20 ans par son incapacité à négocier correctement ses moyens chez le Ministre des finances et le Premier Ministre, ce qui provient soit de mauvaise volonté, soit d´incompétence dans les négociations budgétaires. Mène aussi une politique culturelle qui s´appauvrit, probablement parce que les réductions de postes à l´étranger poussent les diplomates à préempter les postes de conseillers culturels, au détriment de vrais professionnels. Lamentable. Ne vous y trompez pas, cela a commencé sous les socialistes et je n´en suis pas fier. Tous, absolument tous les candidats déplorent les réductions de moyens, c´est de bonne guerre, mais personne ne critique le Quai d´Orsay et ses diplomates pour leur incapacité à améliorer la situation. Un des candidats a été directeur au Quai d´Orsay, il a au moins l´excuse de ne pas vouloir se tirer dans le pied, mais les autres ? J´ajouterai que sur les questions d´immigration, nos ambassadeurs et consuls jouent, contraints et forcés ou pas, le jeu du pouvoir actuel. Un peu de révolte ne ferait pas de mal, non ? Si je suis élu, je fomenterai un mouvement de boycott des instructions Sarkozy ! Ce n´est pas possible pour un élu de la nation? Dommage ! Sénat Sur leurs motivations pour aller au Sénat nous représenter, les candidat sont vagues, moi aussi d´ailleurs : on veut servir, « servir le Parti Socialiste et les valeurs de Gauche ». Ou les français de l´étranger. Noble comportement. C´est bien pour nous, d´avoir autant de candidats voulant devenir des serviteurs. Je n´ai pas écrit cela, mais je n´ai pas non plus été honnête, je l´avoue : je veux aller au Sénat pour réveiller la maison, crier les inégalités, utiliser tous les moyens pour défendre notre cause. Dénoncer les baisses de budget pour nos consulats ! Faire un scandale sur nos conditions de retour en France ! Jamais servir ! Les sénateurs et les députés sont des représentants, pas des laquais ! Valeurs socialistes Tout le monde saupoudre sa profession de foi des valeurs socialistes, ou de gauche. Tout le monde, mais seuls deux candidats sont plus précis : l´un cite nos valeurs « d’accueil, de tolérance, de solidarité », l´autre « liberté, justice, démocratie, laïcité, Droits de l’Homme, de la Femme, de l’Enfant, abolition de la peine de mort ». Beau programme. Vous voulez voir quelque chose de bien, sur le sujet : regardez les valeurs de la gauche sur le blog suivant, c´est fait par 4 copains ségolénistes et c´est simple et brillant : http://segolaisne.over-blog.com/. Messieurs les candidats, chers concurrents, lisez et apprenez ! Voilà bien de la réflexion créative, et des gens dont nous avons besoin au PS ! L´Europe Tous les candidats sont pro-européens, ou indifférents, si j´ai bien lu les professions de foi. Pour une Europe solidaire, cela ne mange pas de pain. Ne cherchez pas la différence. Et sur le mini traité, même chose. Pour corser le débat, j´ai prôné l´abstention par provocation, car ce texte sans contenu fondamental m´indiffère, sans résultat : personne n´a réagi, aucun candidat ne m´a assassiné en m´accusant de vouloir tuer l´Europe. Démoralisant. Alors qu´il nous faudrait une Constitution, des droits fondamentaux, etc. Rappelez-vous que les français ont repoussé Chirac, surtout, et ont été victimes de nos divisions. Ils veulent de l´Europe, une Europe digne, une Europe qui les protège, et pas seulement celle des produits par chers. Ecologie, environnement Là, sur ce sujet majeur, bien peu de choses, sauf chez Théo qui insiste sur l´hydrogène comme source d´énergie, et de vagues allusions aux négociations climatiques chez deux autres. Personne d´autre ne semble considérer l´environnement comme la grande priorité. Tout y est pourtant : un risque avéré, des menaces majeures pour les continents les plus défavorisés, une aggravation certaines des inégalités, des migrations forcées qui ont commencé, la famine, la guerre possible, les abus du capitalisme sauvage. Là, on doit parler de solidarité. Oui, on devra se serrer la ceinture pour les autres moins favorisés. Voilà une bonne occasion de porter les valeurs de gauche mes amis ! encore un effort ! Présence au Sénat L´autre jour, les députés étaient nettement moins de 100 (une trentaine de socialistes, je crois) pour voter ou s´opposer aux franchises médicales. La honte ! Si je lis correctement les professions de foi de mes concurrents, ils vont passer beaucoup de temps hors du Sénat : l´un d´entre eux précise même son emploi du temps, avec 1/3 du temps seulement au Sénat. Il ne sera jamais présent aux moments importants ! Il y a en effet 9 mois de sessions ordinaires, qui se traduisent par 120 jours où il faut siéger, plus les sessions extraordinaires qui se multiplient. Ajoutez á cela les travaux de Commission, les rapports auxquels vous devrez participer : même en sacrifiant tous vos congés vous ne pouvez pas travailler pour nous au Sénat et être sur le terrain avec les sections 6 à 8 mois par an. Soyez sérieux, lisez le règlement du Sénat ! Pour moi, oui, je me déplacerai, mais surtout je ferai en sorte d´utiliser les nouvelles technologies pour rester en contact avec vous, pour vous consulter sur ce qui se passe réellement, parce que je serai au Sénat pendant les sessions. Je promets. Ce qu´il faut absolument dire, sans exagérer Je ne suis pas totalement honnête, il y a des choses bien dans les professions de foi. Seul problème, ce sont les mêmes thèmes dans toutes les professions de foi ou presque. Prenez la liste suivante et vérifiez : • Il faut « défendre les Français de l'étranger », on pointe « les insuffisances, de l’action de la puissance publique française vis à vis des Français de l’étranger » • La protection sociale : on veut tous « l’accès de tous à une protection sociale, un renforcement des filières d’enseignement à l’étranger », « Une protection sociale minimale et des dispositifs d’assistance adaptés » • L’Europe : « doit être au coeur de notre projet », bien sûr, qui voudrait un projet où l´Europe serait quantité négligeable ? • La critique de l´ennemi ne mange pas de pain: « la politique du gouvernement envers l’immigration devient de plus en plus révoltante » « Au train où vont les réformes relatives aux immigrés, aux séjours en France, à l’obtention de visas – quotas de retours impératifs, tests ADN, etc. – c’est d’indignité que se couvre notre République, oubliant les Lumières et 1792 » • L´autocritique : « La gauche, en France, va mal », je sais, mais as-tu une idée du remède ? • La globalisation : « nous savons bien comment les choses fonctionnent sur notre planète globalisée » malheureusement pas d´analyse sur le sujet, je regrette ! Ensuite, il y a les phrases que le maire de Champignac (pour les lettrés parmi vous) pourrait utiliser : Il faut « repenser et relancer notre action culturelle », votez pour moi « Pour que l’éducation et la recherche deviennent la clef de notre avenir » « Pour plus de solidarité entre les hommes, entre les pays en faveur de la défense de notre environnement » « Assumons notre diversité, n’hésitons pas à clarifier nos divergences » « Pour une gauche qui agit et qui croit à son avenir » etc. Je suis bien d´accord avec vous, les amis. Mais bien peu d´entre vous expliquent comment ils vont faire, ou proposent une ou deux idées nouvelles (oui, je sais, Christophe est clair et assez concret, mais regardez les autres !). Convainquez-nous que vous allez faire mieux que vos prédécesseurs, que vous allez proposer des idées á faire pâlir d´envie l´UMP ! Et quand j´aurai gagné les primaires, je promets d´utiliser toute cette créativité pour faire gagner un siége de plus au PS !

21.10.2007

Profession de foi

Mes camarades, compagnons des luttes socialistes, Vous devrez faire dans quelques mois un choix pour les élections sénatoriales, et notre parti a décidé de démocratiser le processus de désignation en organisant des primaires. Mais l´exercice, souhaitable certes, est pour nous beaucoup plus difficile que pour les métropolitains : sauf à disposer des moyens nécessaires, la majorité des candidats vont peu se déplacer, et ces professions de foi ainsi que nos interventions sur le forum de la FFE constituent pour vous la seule façon de nous connaître. Mais c´est peut-être aussi une chance, cela nous éloigne de la politique spectacle. Pour chaque candidat, vous devez certainement vous demander : « A quel genre de socialiste ai-je affaire ?». Je suis un ancien des mouvements écologistes des années 70 et début des années 80, lorsque nous étions Les Amis de la Terre (j´ai collé des enveloppes pour la campagne présidentielle de René Dumont, et j´ai fréquenté le Larzac) et un ancien militant de base syndicaliste de la CFDT, à l´aviation civile, puis au ministère de la santé et des affaires sociales. J´ai adhéré au PS en 2006 et participé activement à la dernière campagne présidentielle, à la fois au sein du PS et dès les premiers jours pour Désirs d´Avenir, avec la création de notre groupe Europe du nord et du site Désirs d´avenir Nord Europe (http://desirsd-avenireuropedunord.blogspirit.com/). Avec Dominique Méda, nous avons animé le premier débat participatif pour Ségolène Royal à Paris (sur le modèle social), et nous avons contribué au programme de la candidate en matière sociale. Je ne suis pas un socialiste libéral, ni un social-démocrate à la française : je ne suis pas pour un libre marché dont les effets pervers seraient compensés par des mesures sociales. Pour moi, il y a toujours des luttes de classe, qui se sont déplacées vers de nouveaux enjeux, en matière de santé (les cadres supérieurs vivent en moyenne 10 ans de plus que les ouvriers), en matière d´environnement (l´exposition au bruit, aux polluants chimiques, aux aliment irradiés est inversement proportionnelle à la richesse), de progrès scientifique et de biotechnologie, utilisés au seul bénéfice des classes aisées de la société. Au lieu d´un PS qui réagit ponctuellement sur ces questions, j´œuvrerai pour une doctrine claire en la matière, et un rétablissement de la justice sociale. Ainsi, je n´admets pas dans notre pays des écarts de salaires de 1 à 100 ou à 1000, ni les systèmes de stocks options, imposables ou non. Notre parti a souffert de ne pas être clair sur ces sujets, alors qu´il s´est aliéné inutilement pendant la campagne présidentielle les familles dont les revenus mensuels atteignaient 4000 euros. Et nous n´oserions pas fixer des règles salariales et supprimer les stock options ? J´ajouterai que je suis scandalisé que la lutte contre la pauvreté ne soit pas le point majeur de notre programme, car, si ce n´est le PS, qui se battra pour les droits de plus démunis ? Pour un véritable accès au logement ? Je voudrais aussi ici insister sur une idée défendue par Ségolène Royal qui me tient à cœur. Il s´agit de la démocratie participative. En effet, le virage à droite de notre société, le blâme porté sur l´immigration, la demande effrénée de plus de police et de surveillance, tout cela provient à mon avis du fait que nous,les Français, n´avons plus la maîtrise de nos vies. Les décisions se prennent au loin par des politiques ou des technocrates. Dans ces conditions, on se retourne contre l´autre, le juif, le black, l´étranger, le bouc émissaire. Le sommet de Porto-Allegre a parfaitement pris la mesure de ce phénomène et y répond par la notion de démocratie participative, qui rend le pouvoir aux gens, idée reprise par Ségolène Royal. Mais, me direz-vous, tu vas être notre sénateur, et que vas-tu faire pour les français de l´étranger ? Je pourrais vous répondre, comme d´autres, que je suis qualifié, notamment pour avoir longuement travaillé en matière sociale et être formé en droit public et droit social, et que je connais nos problèmes : nous attendons toujours des députés que nous élirions; nous somme peu associés aux débats nationaux, malgré la présence de nos représentants actifs au sein de l´Assemblée des Français de l´étranger; nous avons moins de droits que les Français de métropole, en matière de logement (nos résidences en France sont taxées comme résidences secondaires), en matière de prestations sociales (que dire de l´absence de prise en charge de notre santé et de l´assurance-chômage lors des retours en métropole), en matière d´accès aux services d´état civil (nos concitoyens en métropole n´accepteraient pas de subir les mêmes difficultés que nous), en matière d´écoles pour nos enfants, etc. Jusqu´au sein de notre propre parti, où en février dernier, à la suite de l´affaire Johnny Hallyday, certains avaient proposé de nous taxer. Malgré l´action de nos sénateurs socialistes, malgré l´impact grandissant de nos demandes, malgré notre nombre croissant qui pése sur les élections nationales, il reste beaucoup de chemin à faire. Mais notre problème vient aussi d´une conception métropolitaine très territoriale de la France, pays au sens géographique plus que nation. Pour moi, c´est la nation qui prime, et non le lieu de résidence, et cette nation française inclut tous les Français, de métropole et de l´étranger. Elle leur confère les mêmes droits fondamentaux : des études en français gratuites pour les enfants de résidents français dans tous les pays, au besoin en utilisant Internet, les français en difficulté sociale à l´étranger doivent bénéficier non d´une aumône sociale consulaire, mais d´une forme de revenu minimum garanti complémentaire aux allocations nationales lorsque celles-ci sont trop faibles (je connais le problème pour l´Afrique et l´Europe de l´Est, pour avoir été sollicité sur certains cas, cela doit être identique en Asie et Amérique du Sud) et les français qui reviennent en France doivent avoir un accès immédiat aux allocations de chômage et à l´assurance maladie sans délai de carence, car après tout, ils ont aussi travaillé. Camarades, lorsque je serai votre sénateur, vous pourrez compter sur moi pour participer activement à la rénovation de notre parti, en y donnant plus de place à la démocratie et aux militants, et à me battre pour que vous ayez des droits analogues à ceux des métropolitains. Je m´y engage. Alain LEFEBVRE, Candidat aux primaires sénatoriales du Parti socialiste Section de STOCKOLM, Suède Email : aplefebvre(AT)gmail.com Blog de campagne : http://alainlefebvre.blogspirit.com Autre blog : http://desirsd-avenireuropedunord.blogspirit.com

06.10.2007

Biographie

Afin que vous puissiez connaître votre candidat, je me présente de manière rapide et subjective, forcément subjective. Je suis un ancien des mouvements écologistes des années 70 et début des années 80, lorsque nous étions Les Amis de la Terre (j´ai collé des enveloppes pour la campagne présidentielle de René Dumont...) et un ancien syndicaliste de la CFDT, où je n´ai été qu´un militant de base d´abord à l´aviation civile, où nous avons connu quelques batailles mémorables, puis au ministère de la santé et des affaires sociales, jusqu´au moment où j´ai pris un poste de directeur départemental.

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Pour les tests ADN?

Je crois que tous les candidats aux primaires de la sénatoriale se sont exprimés ici pour condamner le recours aux tests ADN pour déterminer la filiation dans le cadre d´un regroupement familial. C´est un débat intéressant : certes, il permet de voler dans les plumes du gouvernement et de notre président, mais à mon sens il est aussi une remarquable illustration de l´incapacité de notre Parti socialiste à expliquer et à défendre notre idéal. Et de nos représentants à faire évoluer l´opinion.

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02.10.2007

Une campagne participative

Bonjour à toutes et à tous A compter de ce jour, je m´engage dans la campagne des primaires pour la désignation des candidats socialistes pour l´élection sénatoriale de 2008. La Fédération des Francais de l´étranger du Parti Socialiste a en effet décidé d´organiser des primaires pour la désignation de ses candidats. Nous sommes 13 à postuler à l´investiture, sachant que la direction du PS a décidé de réserver la tête de liste à une femme (il y a 4 candidates). cette primaire est une initiative à saluer, et l´instauration d´une démocratie plus participative est clairement un signe de renouveau. Ayant participé activement á la dernière campagne présidentielle, à la fois au sein du PS et dès les premiers jours de Désirs d´Avenir, pour lequel nous avions animé avec Dominique Méda le premier débat participatif à Paris (sur le modéle social), je ne peux que me féliciter de cette décision. Et si j´ai décidé de me porter candidat pour cette primaire innovante, c´est pour porter les idées qui me tiennent à coeur, celles qui doivent faire le Parti Socialiste de demain, celles que notre candidate Ségolène Royal a ébauchées au cours de sa campagne présidentielle, et que je développerai ici dans les semaines qui viennent. J´ai d´abord pour ambition d´être un sénateur socialiste actif et dynamique, qui participera pour le compte de mes mandants à la rénovation du Parti dont les préparatifs sont entamés et devraient déboucher sur un mouvement de fond en 2008. Les réflexions que, francais de l´étranger depuis plus de 10 ans, j´ai pu développer à partir de mon expérience dans les pays que j´ai connus, une formation solide sur les questions sociales, y compris au service des francais de l´étranger comme conseiller pour les affaires sociales dans les pays nordiques, et une conviction qui s´est manifestée d´abord par un engagement syndical (CFDT), puis dans les mouvements environnementaux (amis de la Terre, Greenpeace) me permettront de servir la France, le socialisme et de vous servir. Mais les sénateurs des Francais de l´étranger ont un autre rôle, un rôle de représentation et de défense de nos intérêts, d´autant plus important que nous sommes bien mal représentés dans notre pays: nous attendons toujours des députés que nous élirions; nous somme peu associés aux débats nationaux, malgré la présence de nos représentants actifs au sein de l´Assemblée des francais de l´étranger; nous avons moins de droits que les Francais de métropole, en matiére de logement (nos résidences en France sont taxées comme résidences secondaires), en matière de prestations sociales (que dire de l´absence de prise en charge lors de retours en métropole), en matière d´accès aux services d´état civil (nos concitoyens en métropole n´accepteraient pas les contraintes qui nous sont imposées, etc... Jusqu´au sein de notre propre parti, où en février dernier, à la suite de l´affaire Johnny Halliday, certains avaient proposé de nous taxer. Malgré l´action de nos sénateurs socialistes, malgré l´impact grandissant de nos demandes, malgré notre nombre croissant qui peut peser sur les élections nationales, il reste beaucoup de chemin à faire, et je m´y engagerai. Enfin, il y a la nécessité de développer plus encore la démocratie participative, et d´utiliser les moyens techniques à notre disposition pour échanger et nous faire entendre. Cela n´a pas été fait suffisamment jusqu´ici. Il était facile autrefois d´invoquer la distance, les difficultés d´accès, pour nous oublier: les nouvelles technologies permettent maintenant à la fois de nous simplifier la vie et de nous permettre de nous exprimer à distance. Par exemple, la Fédération des francais de l´étranger a un forum, outil intéressant, mais limité, alors que les possibilités de consultation électronique, de dialogues thématiques, de démocratie participative électronique doivent nous permettre de faire mieux. Nous ne devons plus avoir d´isolés, il nous faut des sections virtuelles, et il faut faire dialoguer les sections. Et il faut que la France utilise ces nouveaux outils pour nous simplifier la vie. je suis le candidat des nouvelles technologies, si cela signifie rapprocher la France des francais de l´étranger. un seul exemple: à quand les cours efficaces sur internet pour permettre à nos jeunes enfants scolarisés dans des écoles locales de progresser en francais. certes, il faut des moyens techniques, des enseignants, mais à quand les écoles francaises virtuelles, qui sachent aussi s´appuyer sur les écoles et lycées francais dans les pays. Pour cette raison aussi, j´ai décidé d´utiliser un blog, ce blog, pour me faire connaître, et pour faire connaître mes idées. Mais c´est aussi un outil pour que vous puissiez vous exprimer, réagir, protester et m´aider á construire mon projet. Je n´ai que quelques semaines, alors j´attends vos contributions rapidement. Sur les sujets qui vous tiennent à coeur, tous les sujets: sur ce que vous souhaitez, comme francais de l´étranger, sur le PS, sur la vie quotidienne, sur vos problèmes, sur la politique en général et sur ce que vous attendez de moi. Je vous attends sur ce blog. A vos plumes! Et pour ceux qui veulent mieux me connaître, vous pouvez attendre la courte biographie que je posterai sur ce blog, ou vous pouvez découvrir mes idées en lisant "Faut-il brûler le modèle social Francais?", en librairie ou sur le net via Amazon et la FNAC par exemple, ou regarder mes blogs sur les pays nordiques où vous trouverez ce que j´écris sur ces pays que j´aime et où j´habite. Car j´aime la France, et j´aime mon pays de résidence. Alain Lefebvre Section de Stockholm du Parti Socialiste Blogs: http://societesnordiques.blogspirit.com/ http://nouvellesdunord.blogspirit.com/ http://desirsd-avenireuropedunord.blogspirit.com/